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Comment gérer les crises de colère

Dernière mise à jour : 25 avr. 2022



Il peut être très frustrant d'avoir l'impression d'être la méchante dans votre relation avec votre fils ou votre fille. Vous avez le sentiment de le harceler constamment, car il n'écoute jamais ce que vous lui dites. Vous avez l'impression qu'il vous teste.


Il peut être tentant de crier plus fort que lui. Les cris et les combats incessants peuvent être épuisants sur le plan émotionnel et physique. La première chose est de mieux comprendre le rôle des crises dans le développement de l'enfant.


Les crises sont normales à la petite enfance et plus spécifiquement vers l'âge de 18 mois. L'enfant doit d'abord vivre ses émotions avant de pouvoir les nommer.


Pour les plus vieux, les crises de colère sont dues à un manque d'adaptation et la punition n'est pas la solution, vous allez endommager votre relation davantage. Vous devez aider votre enfant à retrouver sa vulnérabilité.


Il y a certaines choses que vous pouvez faire pour aider à désamorcer la situation: Voici les étapes à suivre


À favoriser



La chose la plus importante: L'enfant ne doit jamais sentir que la relation est menacée entre vous et lui. Il doit ressentir que vous gérez la situation et que vous êtes dans la même équipe que lui. Mettez-vous dans la peau d'un «coach» des émotions.

Restez calme et essayez de garder le ton de votre voix basse et empathique

Mettez-vous à la hauteur de l'enfant ou plus bas.

Assurez-vous que votre fils ou votre fille puisse voir votre visage, lâchons notre cellulaire. C'est du sérieux une crise quand on a 5 ans.

Nommez l'émotion « Je vois que tu es fâché»

Normaliser l'émotion «c'est correct d'être fâché, ça arrive aussi à maman et papa», maman et papa sont là mon grand.

Le prendre dans nos bras s'il le souhaite, ne pas imposer

Utilisez des phrases telles que "Je comprends ce que tu ressens"

Soyez prêt à écouter plus que vous ne parlez

Être juste présent « ceux qui méditent se reconnaîtront»


À éviter



  1. Faire des menaces de quitter la pièce si l'enfant n'arrête pas de pleurer ou crier. Lui demander ce qu'il préfère, il doit sentir qu'on est là.

  2. Menace de punition

  3. Paniquer plus que lui

  4. Banaliser l'émotion: Ne pleure pas pour rien, "tu réagis de façon excessive""

  5. Comparer avec votre vécu « Quand j'étais petit, je ne pleurais pas pour un petit bobo comme ça»

  6. Précipiter les choses, essayer d'étouffer la situation ou de trop chercher à mettre des mots sur les émotions ou encore vouloir des explications rapidement pendant qu'il est dans l'émotion. Notre insécurité ne doit pas être transférée à l'enfant, il risque de se fermer. Respecter son rythme.On sécurise l'enfant et l'entourage, mais on n’étouffe pas la colère.

  7. Évitez d'utiliser le sarcasme.

  8. Crier, rire ou lui dire « allez fâche toi plus fort»


N’oubliez pas: Le ton de votre voix et le non verbal sont plus importants que le contenu. Donc, si on lève les yeux pendant qu'on dit «c'est correct d'être fâché, ça arrive aussi à maman et papa», c'est un message paradoxal et insécurisant pour l'enfant. Le mépris est quelque chose qui fait très mal à l’enfant comme à nous tous.





Quoi faire après la vague d'émotions


  1. Attendre que l'émotion soit redescendue avant de lui demander pourquoi il s'est fâché.

  2. Une fois qu'il vous a dit pourquoi. Privilégier le «comment» il a vécu ça au «pourquoi». Si vous lui demandez pourquoi il a réagi comme ça. Il ne le sait probablement pas.

  3. Vous pouvez lui demander «tu le ressens où dans ton corps quand tu es fâché, ça ressemble à quoi». Lui donner des exemples s'il a de la difficulté. Pour maman des fois, c'est comme un volcan et pour papa c'est comme....

  4. Vous pouvez aussi lui demander de vous raconter le déroulement de la situation qu'il a vécu, cela lui permet d'intégrer ses émotions.

  5. Ensuite, vous pourrez aller dans la résolution de problème. Si la raison de sa colère est que son frère a pris son jeu. On peut explorer les solutions possibles. Lui rappeler qu'on est là pour lui. Reprendre la situation avec les deux enfants est favorable.


Les crises de colère font partie du développement normal de l'enfant et elles sont souvent un moyen d'exprimer une frustration qu'ils ne savent pas exprimer autrement. Elles peuvent aussi être dues aux besoins du corps, comme la fatigue, la douleur ou la faim. On ne demanderait pas à un jeune de six ans de courir aussi vite qu'un enfant de 15 ans lors des olympiades. C'est la même chose pour les émotions.


Finalement, parler à un enfant n'est pas très différent de discuter avec une bon ami. Quand on ne va pas bien, on veut tous la même chose.


Imaginez-vous dans les deux scénarios suivants:


Scénario 1



Vous avez eu une très mauvaise journée au bureau. Votre collègue paresseux a encore tout fait foirer et vous vous retrouvez avec tout le travail à faire. Le patron n'a rien fait pour vous aider. Vous devez changer vos plans de vacances à cause de tout ce travail supplémentaire. Vous êtes tellement en colère et frustrée que vous avez envie de crier et de pleurer. Vous avez besoin de parler et vous rencontrez votre ami au restaurant pour décompresser.


Vous rentrez au restaurant, votre ami est déjà assis à sa place. Lorsqu'il remarque vos yeux humides, il ferme son cellulaire et se concentre sur vous. Il n'essaie pas d'arranger les choses ou de vous dire quoi faire - il vous donne l'espace dont vous avez besoin. Il vous dit que c'est normal d'être en colère et triste, qu'il comprend comment vous vous sentez. Il vous dit qu'il sera là pour vous si vous avez besoin de lui. Sa présence et son non-jugement vous permettent d'être vous-même et de vous exprimer librement.


En fin de compte, le fait de lui avoir parlé vous a permis d'affronter plus facilement la mauvaise journée et d'y voir plus clair.


Scénario 2



Vous pouvez voir que votre ami est mal à l'aise lorsqu'il remarque vos yeux humides. Il vous dit qu'il va devoir partir si vous vous mettez à pleurer. Vous vous retenez de pleurer. Vous essayez de lui expliquer à quel point vous n'êtes pas bien, mais vous avez l'impression qu'il n'écoute pas vraiment. Il regarde souvent son cellulaire. La seule chose qu'il vous dit est que votre situation semble moins mauvaise que la sienne. Vous avez le sentiment qu'il banalise vos émotions. Vous changez de sujet et vous trouvez une excuse pour quitter plus tôt.


Ça vous fait mal qu'il n'ait pas pu simplement vous écouter et vous soutenir.


Les crises font partie intégrante du développement de l'enfant. Il est important d'être curieux à propos de ce qui se passe dans le cœur de l’enfant. En définitive, la meilleure façon de gérer les émotions fortes demeure d'être aimant, présent, compréhensif et patient avec votre enfant.

N'oubliez pas qu'il est en apprentissage et que vous êtes son coach.


Merci de votre lecture !



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